18 novembre 2008
Présentation
Bonjour à tous,
D'origine bretonne, je suis né à Loudéac dans les Côtes d'Armor. Etudiant en dernière année d’école de commerce à l'
Bordeaux, je suis actuellement à la recherche d’un stage de fin d’études en tant que chef de produit junior ou assistant chef de produit.
Mon parcours scolaire en quelques mots:
Après avoir obtenu mon baccalauréat Economique et Sociale, j'ai postulé dans les différents IUT Techniques de Commercialisation de Bretagne. Mon choix s'est porté vers l'
. Vous vous demanderez pourquoi préparé un DUT Tech de Co?
A la sortie du lycée, je m intéressais à l'économie, au commerce et aussi à la compréhension des stratégies des entreprises pour vendre leurs biens et services.
Ainsi, mon intérêt pour le marketing, les études marketing que je n'avais vu auparavant est devenu pour moi un fort intérêt. Mais j'ai découvert aussi des cours de Négociation et de Communication qui m'ont toujours passionné pendant ces 2 années à l IUT de Saint Brieuc.
Mon projet professionnel encore trop flou, je choisis d'intégrer une école de commerce afin d'affiner ce projet professionnel mais aussi de se spécialiser dans un domaine et engranger de l'expérience à travers les stages à effectuer.
Je choisis d'intégrer l'INSEEC Bordeaux pour la qualité de son enseignement et aussi pour son cadre de vie qu'offre la ville de Bordeaux.
Durant ma première année à l'Inseec Bordeaux, mon intérêt pour le marketing s'est confirmé. Ainsi, tout naturellement je choisis la majeure marketing stratégique en deuxième année.Ce choix je ne le regrette pas, mon intérêt pour mener des études de marché, la compréhension du comportement du consommateur s'est affirmé au fil des semaines.
Par conséquent mon projet professionnel s'est aussi affiné, je recherche donc un stage dans un service marketing en tant qu'assistant marketing, assistant chef de produit ou encore chef de produit junior.
Mon parcours professionnel
Dans cette article, je vais décrire mon parcours professionnel marqué par plusieurs stages durant mon parcours scolaire.
Ma première expérience professionnel significative est un stage de 8 semaines au sein d'une agence Crédit Agricole en Bretagne.
- Pourquoi ce stage?
M'intéressant aux métiers de la banque à la fin de ma première année de DUT Tech de Co, je choisis naturellement d'intégrer une agence afin d'y découvrir les métiers de la banque.Pendant ces 8 semaines j'ai effectué différentes missions:
- Accueil des clients en réalisant les opérations de base(virements, prise de RDV,... )
- Participation à des opérations commerciales (Campagne assurance, 18-25 ans)
- Vente de produits financiers (ouverture de livrets, vente d'épargne, d'assurance
L'été suivant, le Crédit Agricole des Côtes d'Armor me proposa un contrat d'auxiliaire d'été dans une autre agence. Cette fois-ci mes missions consisteront uniquement à de l'accueil clients en effectuant les opérations de base comme des virements, de la prise de RDV mais aussi tenir la caisse en enregistrant tous les flux de monnaies de la journée.
Puis, à l'Inseec Bordeaux j'ai réalisé divers stages dans des domaines et secteurs d'activités.
- Premier stage réalisé au sein des Restos du Coeur à Saint Brieuc. Au sein du monde associatif j'ai pu côtoyé des personnes aux personnalités diverses. Les membres de l'association sont réellement impliqués dans la vie de l'association. J'ai aussi côtoyé les bénéficiaires des Restos du Coeur avec qui j'ai pu partager leurs malheurs, leurs peines mais aussi leurs joies de vivre malgré la difficulté.
- L'été 2007, je suis parti à Dublin pendant 3 mois. j'ai travaillé dans un pub boite de nuit en tant que serveur. Je reviendrai sur ce périple dublinois dans mes expériences à l'étranger.
- Stage vente de 2 mois: J'ai réalisé ce stage à Auchan Lac à Bordeaux. De novembre à décembre, période des fêtes de fin d'année donc intensive pour la grande distribution. Pendant ces 2 mois j'étais conseiller-vendeur au sein du rayon son-Hifi-MP3-GPS
Toutes ces expériences professionnelles m'ont permis d'affiner mon projet professionnel.
Ci-joint vous trouverez mon CV CV_damienbesnard2
Qu'est ce qu un chef de produit?
Nature du travail
Concevoir un produit
Confiture, chaîne hi-fi, shampoing... le chef de produit est responsable d'un type d'articles ou d'une gamme entière depuis sa conception jusqu'à sa commercialisation.
Pour lancer un nouveau produit, il s'appuie sur des études de marché. Il analyse les attentes des clients et observe la concurrence. L'oeil toujours attentif aux créations et aux nouvelles tendances, il anticipe les besoins des consommateurs. Sa mission : imaginer et définir le futur produit en collaboration avec le service fabrication et les commerciaux.
Optimiser les ventes
Une fois conçu et fabriqué, le produit est vendu par l'équipe commerciale. Une stratégie est mise en place pour optimiser ses ventes : publicité, plan marketing... Le chef de produit coordonne les actions commerciales et de promotion en respectant un budget. Il détermine aussi les conditions de distribution (quantités et prix) et vérifie leur application sur le terrain.
Suivre les résultats
Une fois le produit lancé sur le marché, le professionnel suit les résultats des ventes. En cas de succès, une augmentation des commandes peut être décidée. Si les prévisions de vente ne sont pas atteintes, il propose de baisser le prix ou d'augmenter le budget publicitaire, par exemple.
Conditions de travail
Un rôle transversal
En relation avec tous les services de son entreprise (recherche et développement, équipe commerciale...) et des intervenants externes (imprimerie, agence de communication, de relation presse...), le chef de produit exerce un métier transversal.
Des échanges riches et variés
Dans l'industrie, il collabore surtout avec les professionnels de la production, de la recherche-développement, des achats, du marketing et de la force de vente.
Dans la grande distribution, les échanges avec les chefs de rayon, les chefs de secteur et les fournisseurs sont quotidiens.
Autonomie et mobilité
Quelle que soit l'entreprise qui l'emploie, le chef de produit marketing prend de nombreux rendez-vous à l'extérieur, avec les agences de publicité et les sociétés d'études marketing.
Enfin, son emploi du temps le soumet à de fréquents déplacements et à des horaires irréguliers, mais il bénéficie d'une grande autonomie.
Vie professionnelle
Surtout la grande distribution
Les candidats les plus recherchés doivent avoir une expérience dans le domaine agroalimentaire, la pharmacie ou les cosmétiques. Les débouchés se situent majoritairement dans les entreprises de la grande distribution (les centrales d'achats), les sociétés fabriquant des biens d'équipement, l'industrie... Mais des postes se créent également, depuis quelques années, dans les services (banques, assurances...) et les nouvelles technologies.
D'abord assistant, puis chef
Un débutant occupe toujours, dans un premier temps, un poste d'assistant avant de passer chef de produit. Puis, après quelques années d'expérience dans la fonction, il peut devenir chef de groupe (et gérer ainsi plusieurs chefs de produit). Une évolution vers la fonction de responsable marketing est également envisageable.
Promotion interne favorisée
Le nombre de postes stagne en raison du regroupement des enseignes et de la diminution fréquente du nombre de produits par industriel. Bien que 15 à 20 % des offres d'emploi s'adressent à des débutants, le recrutement des chefs de produit se fait souvent par promotion interne, au sein d'une même entreprise.
Salaire du débutant
De 1700 à 2500 euros brut par mois.
Compétences
Un fin négociateur
Négociateur dans l'âme, le chef de produit doit avoir une bonne connaissance de la vente et du marketing. Il est indispensable qu'il sache convaincre ses interlocuteurs et défendre ses projets.
Des idées plein la tête
Créatif et dynamique, celui qui occupe ce poste doit trouver des idées, faire preuve d'originalité. Il doit aussi anticiper les nouveaux modes de consommation et surveiller la concurrence.
L'esprit d'équipe
Amené à travailler avec divers interlocuteurs, il doit savoir écouter et prendre en compte plusieurs avis. Par ailleurs, une grande disponibilité et le goût du travail en équipe font partie des compétences les plus appréciées.
English spoken
Enfin, 2 chefs de produit sur 3 travaillent régulièrement avec les pays anglophones. La maîtrise de l'anglais devient donc indispensable pour évoluer en cours de carrière.
Accès au métier
Quel que soit le secteur choisi, un niveau bac + 5 minimum dans le domaine du commerce et du marketing est exigé pour débuter dans cette fonction. Certains secteurs industriels préfèrent les diplômés ayant suivi une formation scientifique et technique, complétée par une formation au commerce : diplôme d'ingénieur, mastère spécialisé en commerce et gestion, par exemple.
Source Onisep
Dublin: été 2007
A la fin de la 2ème année l'Inseec nous offre la possibilité de partir 3 mois dans un pays étranger. Je choisis l'Irlande et plus précisément sa capitale: Dublin
Arrivé sans aucuns contacts, mais juste avec 3 autres amis. Nous n'avions pas de travail, pas de stage et pas de logement. La première semaine a été un peu difficile, mais aprés 8 jours passés dans la capitale Irlandaise, j'ai réussi à décrocher un emploi et trouver un appartement.
- Mon job: au début, mon anglais trop hésitant, je démarre comme "floor staff", c'est à dire prendre les commandes des clients, ramasser les verres vides, nettoyer, assurer les stocks d'alcool. Par la suite, mon anglais s'améliorant, je deviens barman. En parallèle de ce job, j'exerçais une fonction de stagiaire avec les managers. J'ai pu donc participer au campagne de communication, gestion des stocks d'alcool, comprendre les principes de la comptabilité anglo saxonne.
- Ma collocation: J'ai vécu pendant près de 3 mois dans un appartement avec une espagnole, une polonaise et un allemand, véritable Auberge Espagnole ou chaque jours de multitudes de nationalités se côtoyaient. Expérience très enrichissante ou j'ai appris à connaître différentes cultures.
27 novembre 2008
Le neuromarketing
Le fantasme des publicitaires, c'est de savoir ce qui se passe dans la tête des consommateurs. Un chercheur américain, Read Montague, a trouvé à la fois le moyen de mener ses recherches et de faire parler de lui. Et comment ! Il a fait une découverte pour le moins interpellante. Il a osé comparer Coca et Pepsi, les deux sodas les plus connus de la planète, au centre d'une étude scientifique…
Dans
cette expérience, on a demandé aux personnes s'ils déclaraient préférer
Coca Cola ou Pepsi Cola, la majorité des gens votent en faveur de Coca.
Par
contre si en aveugle on leur fait goûter le Coca-Cola et le Pepsi sans
citer les marques, ils vont alors déclarer qu'ils préfèrent le
Pepsi-Cola. Donc on voit bien qu'il y a une contradiction entre le
résultat du sondage d'opinion et le résultat du test en aveugle.
Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Comment expliquer cette contradiction?
C'est
là que Read Montague a une idée simple et géniale : il va refaire
l'expérience en mettant les consommateurs dans un scanner par
résonnance magnétique fonctionnelle (Fmri).Grâce
au scanner, lors de cette dégustation en aveugle, on constate qu'une
partie bien précise du cerveau, le putamen réagit violemment quand les
consommateurs boivent, du Pepsi (étoile bleue) et visiblement moins
quand c'est du Coca (poin
t rouge).
Comme l'indique Patrick Van Bogaert, Neuro pédiatre à l'ULB, hôpital Erasme, le Putamen est situé en profondeur du cerveau. Une petite partie du putamen est important dans le circuit du plaisir et notamment du bon goût. Le putamen fait partie de notre cerveau primitif, il serait le siège des plaisirs immédiats, instinctifs, le Pepsi active donc plus la zone du plaisir
A contrario, que se passe t-il quand les buveurs connaissent la marque du soda qu'ils dégusent? (on leur montre via un écran la canette qu'il déguste lors du scanner).
Là, très étonnamment, les gens vont déclarer préférer le goût de Coca Cola. Ce qu’on remarque en plus, c’est que leur zone du cerveau primitif, le putamen, n’est plus du tout activée par Pepsi (ou dans une moindre mesure par Coca) et c’est une autre zone qui va être activée, la zone du cortex préfrontal et l'hypocampe, c’est à dire la zone de la conscience et de la mémoire (en vert sur la figure).
Donc ici ce qu'on voit en fait, c'est toute l'imagerie Coca Cola, tout le branding qu'il y aautour de Coca (puissance de la marque, cohérence de la communication, habitudes de consommation...), tout ça va venir changer les choix et la préférence des consommateurs.Quand le consommateur ne sait pas ce qu 'il boit il déclare préférer Pepsi et son cerveau reptilien le démontre. Alors que quand le consommateur est au courant de la boisson qu'il déguste, il déclare préférer Coca et son cerveau reptilien, qui décide du bon goût est inhibé par son cortex (la conscience et la mémoire de la marque). Le plus étonnant est que ce résultat reste valable même si dans les deux cas il déguste en fait du Pepsi !
Conclusion, peu importe le goût du soda puisque la préférence lors de cette dégustation dépend non pas du goût mais de la marque qu'on pense goûter!
Il est connu depuis longtemps qu'on goûte avec les yeux mais ici Montague démontre brillamment qu'on goûte aussi avec sa mémoire et avec la conscience de la marque! Ceci explique enfin l' échec de commercialisation d'un nouveau Coca dans les années 80', au goût meilleurs en aveugle que le Pepsi.
Maintenant pourquoi Pepsi active moins le cortex préfrontal que Coca, il reste heureusement bien des mystères dans nos neurones!
© neuromarketing.be
Le neuromarketing (suite)
Comment connaître intimement le consommateur ? Savoir si une campagne publicitaire le touche ou prédire son comportement d'achat. En se branchant directement à la source, sur le cerveau humain, répondent les tenants du neuromarketing, une discipline actuellement en plein essor.
Les publicitaires sont, en effet, de plus en plus nombreux à chercher du côté des neurosciences de nouvelles pistes pour comprendre et influencer le consommateur.
Les progrès des procédés d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), qui livrent des images du cerveau et de ses réactions à toutes sortes de stimulation, ont contribué au développement du neuromarketing. En particulier aux Etats-Unis où une expérience menée par Read Montague, du College of medecine de Houston, en 2004, a popularisé le concept. Ce neuroscientifique est allé "interroger" les cerveaux pour leur poser une question cruciale : êtes-vous plutôt Pepsi ou Coca ?
En dégustation à l'aveugle, les deux sodas étaient à égalité. Mais, lorsque la marque était révélée aux testeurs ceux-ci donnaient leur préférence à Coca. Même si cette expérience n'a pas convaincu tout le monde sur le plan scientifique, elle a donné un coup de projecteur sur les relations en train de se nouer entre neurosciences et marketing. Dans ce contexte, la phrase prononcée par Patrick Le Lay, PDG de TF1 en 2005 : " ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau disponible", prend tout son sens...
La revue Neuron qui avait publié l'article sur la bataille Pepsi-Cola a créé à nouveau l'événement en janvier. Brian Knutson, neuroscientifique de l'université américaine Stanford démontre cette fois qu'il est possible de prédire l'acte d'achat d'une personne en observant à l'IRMf l'activation des circuits neuronaux. " Cette expérience marque un tournant. On passe du stade de l'observation à celui de la prédiction. Le neuromarketing entre dans une nouvelle phase", affirme Olivier Oullier, chercheur au CNRS à Marseille mais aussi à la Florida Atlantic University aux Etats-Unis.
D'autres travaux, menés en Europe, et dévoilés en février prouvent
aussi que les chercheurs progressent dans l'exploration du cerveau et
la détection des intentions secrètes de chacun. John-Dylan Haynes, du
Max Planck Institute, a demandé à des cobayes de choisir entre deux
opérations, l'addition ou la soustraction de deux chiffres. Le choix
devait se faire avant l'apparition des chiffres sur un écran. Les
scientifiques ont pu déterminer les zones du cerveau mises en activité
et dans deux tiers des cas, ont prédit l'intention du participant.
SCIENCES COGNITIVES
Ces avancées des neurosciences intéressent les grandes entreprises. Le plus souvent, les collaborations entre les services marketing et les laboratoires restent discrètes, de peur de susciter des réactions négatives de l'opinion publique. Mais désireuses de profiter de cet intérêt manifesté par leurs clients, des sociétés affichent leur expertise en neuromarketing ou en sciences cognitives.
Ainsi, Omnicom, leader mondial de la publicité, lance en France, mardi 27 mars, l'agence de conseil en média PHD. Le réseau PHD, né en Grande-Bretagne, a élaboré son offre de conseil autour d'un outil de neuroplanning. Cet outil logiciel s'appuie sur des études IRMf menées par la société britannique Neurosense. La réaction de seize consommateurs à la diffusion de publicités a été analysée en fonction du type de média utilisé. PHD en a déduit les zones de cerveau à stimuler selon les objectifs de la marque.
La société française Impact Mémoire a, quant à elle, proposé ses services à Lagardère Active Publicité, la régie publicitaire de Lagardère Active. L'objectif de sa nouvelle étude menée avec le laboratoire d'étude des mécanismes cognitifs de l'université Lyon-II qui sera dévoilée jeudi 29 mars : optimiser la mémorisation d'une campagne en fonction de la répétition des messages et du couplage de plusieurs médias pour sa diffusion.
Impact Mémoire travaille aussi pour de nombreuses marques sur l'impact du message publicitaire lui-même dans la mémoire du consommateur. Cette connaissance intime de la trace laissée par une publicité est très prisée des annonceurs.
Aux Etats-Unis, pour la deuxième année consécutive, l'impact des spots diffusés lors de la finale du Super Bowl, la grand-messe publicitaire américaine, a été testé sur des "cerveaux volontaires". Les pubs qui ont joué sur la violence ou la peur économique ont été rejetées. Les gagnantes sont celles qui ont suscité des émotions positives. Et plus d'un tiers des spots a tout simplement été ignoré. Le "temps de cerveau disponible" ne serait donc pas infini...
Article de Le Monde
Dublin
Un pays qui ne manque
pas d’Eire
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Si l’on en revient à des choses plus courantes, j ai été
très étonné par la facilité de trouver du travail. En effet, je pense qu’il est
inconcevable qu’en France il est possible
de trouver un job en cinq jours sans véritablement maîtriser la langue du pays.
Dans le centre ville de Dublin, il n’est pas surprenant de trouver sur les
vitrines de pubs ou restaurants des affiches « staff required » ou
« wanted staff ». Lorsque je déposais mes CV avec ce type d’annonce,
il était inutile de se présenter longuement, les managers voyaient défiler des
dizaines de candidats par jour. Pour ma part, je déposais mon CV dans tous les
pubs, restaurants sans exception, pas besoin de ce type d’affiche pour que
j’aille postuler. Après de nombreuses discussions avec des français ou
étrangers je me suis vite rendu compte que l’Irlande pouvait être un eldorado
pour le travail. Quelque soit le type de qualification, il est vraiment facile
de trouver un job très rapidement. Les secteurs qui recrutent le plus sont la
restauration, les « call centres », et le secteur de l’informatique.
Le plus grisant est que l’on peut avoir un emploi pas réellement qualifié mais
très bien gagner sa vie. Par exemple, un métier qui n’est pas toujours valorisé
en France : serveur dans un restaurant. Si en France ce métier est
dévalorisé et très mal rémunéré, à Dublin un serveur gagne mieux sa vie qu’un
cadre français. En effet, un serveur gagne au minimum 2000 euros par mois. Les
meilleurs serveurs peuvent gagner jusqu’à 1000 euros par semaine ! Ceci
est possible grâce à deux explications : la première, est qu’il est
possible de travailler jusqu’à 60 heures par semaine. La deuxième est que l’on
peut doubler son salaire par les pourboires. Et oui, vous ne rêvez pas, les
irlandais ont une culture du « Tips » qui n’a rien à voir avec celle
des français qui n’ont pas cette habitude de donner des pourboires en plus de
l’adition. La règle en Irlande et dans les pays britanniques et d’ajouter 10%
de pourboires en plus de la note. Je dois avouer que moi-même au début je ne
pensais pas ou peut-être que je ne voulais pas joindre des pourboires en plus
de la note.
En parlant de coutumes irlandaises, j’ai rapidement pris
celle de la pinte de 18h !!En effet, la plupart des mes amis qui
travaillaient ou effectuaient un stage a Dublin finissaient leurs journées aux
alentours de 17h ou 18h. Ainsi, nous nous donnions rendez-vous dans un pub pour
prendre une pinte tous ensembles et se raconter notre journée de travail ou
autres anecdotes. Les Irlandais aussi se donnaient rendez-vous dans les pubs,
il n’était pas surprenant d’être assis à côté d’une table composée uniquement
d’hommes en costard cravate. Je trouve que cette coutume, cette culture du pub
est vraiment étonnante. Les irlandais préfèrent aller au pub avec leurs amis,
collègues de travail que de rentrer chez eux. Ces irlandais sont toujours ouverts
à la discussion et sont vraiment des gens chaleureux.
Autre chose agréable dans les pubs ou boite de nuit. Il est
strictement interdit de fumer à l’intérieur de tous lieux publics sous
peine d’une amende de 3000euros ! Qu’il était agréable pour moi de rentrer
dans un pub et de ne pas en ressortir en sentant le tabac. Si vous voulez
fumer, pensez à prendre votre pinte avec vous dehors, mais en règle générale il
existait une « smoking area » ou il est bien plus convivial pour les
fumeurs de discuter. L’Irlande, depuis 2004 est le premier pays européen à
avoir pris de telles restrictions envers
le tabac.
En parlant de pubs, je suis obligé
de vous parler de Temple Bar, quartier le plus connu de Dublin. Ce quartier
situé en plein cœur de Dublin est Le quartier culturel de Dublin. Si les pubs
et boites de nuit se côtoient, il ne faut pas oublier les cinémas, les petits
théâtres ou autres salles de spectacle. Je dois avouer que j’étais plus souvent
dans les pubs que dans les théâtres. Mon pub préféré ? Le Oliver Saint
John sans hésiter, ce pub est situé en plein cœur de Temple Bar, c’est un pub
immense avec deux étages et des concerts de musique traditionnels tous les
dimanches. Temple Bar et ses rues sont toujours bondées de personnes, les pubs
ne désemplis pas non plus et ceci du lundi au dimanche et de l’ouverture
jusqu’à la fermeture. Bien sûr qu’il n’y a pas que les Irlandais, ces pubs sont
remplis pour la majorité de touristes. Je fus très surpris par le nombre de
touristes, je ne pensais pas que Dublin avait une telle renommée en Europe et
même dans le monde. En effet, si vous vous baladez dans les rues en plein après
midi, vous entendez parler toutes les langues sauf l’anglais. J’ai remarqué les
nombreux Espagnols, Français, Italiens ou encore Chinois et bien sûr les
Polonais mais qui eux n’étaient pas a Dublin en touriste mais plus pour y
travailler. Il est incroyable le nombre d’étrangers qui coexistent ensemble. Je
n’ai pas eu besoin de partir très loin pour apprendre quelques coutumes
Chinoises ou Polonaises, Dublin m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le Monde
entier. Cette ville cosmopolite est réellement très riche culturellement.
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Cette culture irlandaise est
également influencée par la tradition gaélique. Tradition gaélique exprimée
principalement par les sports pratiqués par de nombreux irlandais. Ces sports
nommés football gaélique ou hurling sont à première vue incompréhensible. Tout
d’abord, le football gaélique est un savant mélange de football, de rugby et de
handball. Je vous laisse imaginer à quoi ressemble ce sport. Ensuite, le
hurling déjà un peu plus compliqué à expliquer. Pour faire simple, chaque
joueur de hurling est muni d’une crosse avec laquelle les joueurs peuvent se
faire des passes et bien sûr marquer des buts. Ces deux sports se pratiquent
sur le même terrain avec les mêmes buts. Ces buts sont composés d’un but de
football et au dessus de celui-ci des poteaux de rugby. Pour ces deux sports,
un but marqué dans le but de football vaut trois points et un but marqué entre
les poteaux en vaut un. Si cela vous semble un peu bizarre, c’est normal !
Mais les irlandais sont passionnés de ces deux sports, de plus la saison se
déroule pendant l’été. Ainsi, j’ai été
témoin de la passion déclenché par ces sports. Le haut lieu de ces rencontres
gaéliques est Crok Park, stade composé de plus de 80000 places, situé au nord
de Dublin. Toutes les phases finales des sports gaéliques se déroulent
uniquement dans ce stade. Chaque dimanche était donc réservé aux sports
gaéliques. Les dimanches ou jouent l’équipe de Dublin, les rues sont désertes
mais les pubs bondés de personnes regardant le match passionnément et encore
c’est un euphémisme. Ces sports gaéliques déchainent les passions, c’est
incroyable de voir un tel engouement chaque dimanche.
Je voulais également vous faire part
qui permet pour nous français invraisemblable. En effet, le permis de conduire
n’existe que depuis une dizaine d’année en Irlande. Permis devenu obligatoire
car l’Irlande devait se soumettre aux directives européennes. Avant cela, tout
irlandais ayant plus de 18 ans pouvait conduire en toute légalité juste en
passant une épreuve théorique, une sorte de Code de la route français mais en
beaucoup plus simplifié. A partir de……, le permis a été instauré, avec toujours
cette épreuve théorique à obtenir. Puis, une fois en poche cette épreuve il est
possible de conduire et bien sûr d’acheter une voiture, cette épreuve a pour
valeur un permis provisoire valable un an mais renouvelable auprès des
autorités publiques deux fois. Cela signifie donc qu’un irlandais peut conduire
trois ans sans épreuves pratiques à réussir. Mais vient le jour de cette
épreuve pratique avec le moniteur. Imaginer la scène, cela fait trois ans que
le candidat conduit, il peut donc réaliser l’épreuve avec son propre
véhicule ! Ainsi, bien souvent l’examinateur accorde le permis qui cette
fois est définitif. Il n’est pas étonnant que les irlandais ne conduisent pas
toujours avec dextérité. Ils s’arrêtent tout juste au feu rouge pour laisser
les piétons traverser la route !
Si le permis reste facile à obtenir, j’ai été toutefois
surpris par le nombre incroyable de taxis qu’il peut y avoir sur les routes.
Ils sont des dizaines stationnés en ligne dans les rues principales de Dublin.
Le week-end, c’est véritablement la guerre pour s’emparer d’un taxi surtout
vers 3h du matin, heure de sortie des boites de nuit. Je n’avais jamais vu cela
auparavant, se « battre » pour un taxi. Je peux ajouter qu’à partir
de minuit, on ne voit plus ou presque de voitures dites de particuliers.
Circulent principalement les taxis et les bus de nuit, cela peut s’expliquer
par le prix relativement bon marché des taxis.
Une autre chose qui m’a fasciné c’est le nombre incroyable
d’artistes de rue. Grafton Street est l’une des rues les plus empruntées par
les piétons à Dublin et on pouvait voir des artistes tous les dix mètres !
Jeunes, moins jeunes, musiciens, danseurs, mimes, peintres bref autant
d’artistes pour tous les goûts. Certains étaient là pour gagner leur vie
malheureusement mais d’autres étaient juste là pour s’exercer à jouer en public
et bien sûr récolter de l’argent. Dans toutes les grandes villes du monde il ya
ce genre de personnage mais j’étais étonné par la diversité des
représentations.
Ensuite, j’aimerai vous faire part de mes quelques escapades
aux alentours de Dublin. Et oui, l’architecture à Dublin n’est pas toujours
plaisante à l’œil et les bruits de sirènes et klaxons sont à la fin fatiguant
moralement. Alors, chaque semaine ou presque je m’accordais une journée pour
sortir du centre ville de Dublin. Pour cela, je prenais le DART, sorte de RER
qui longe la côte Dublinoise de Nord en Sud. J’ai donc été jusqu’à une heure de
Dublin dans le nord, dans une petite ville nommée Howth. Puis jusqu’à une heure
dans le sud de Dublin, jusqu’à Greystones exactement. L’air marin me faisait le
plus grand bien, je rechargeais mes batteries pour la semaine. Bien sûr il ne
faisait pas toujours grand soleil et le mercure avait du mal à décoller. Mais
le calme de la mer, le son de vagues me comblaient de bonheur. J’ai même aperçu
des phoques dans le port de Howth ! En effet, au nord de Dublin, la mer
étant plus froide, il n’était pas surprenant d’apercevoir des phoques. Plus au
sud de Dublin, les villes se ressemblaient toutes, petit port de pêche
rappelant ma Bretagne natal, une plage où l’on pouvait de balader et croiser
quelques baigneurs pour les plus téméraires. Et, une rue principale où se
situaient la majorité des commerçants. Puis venait la fin de la journée
lorsqu’il fallait prendre l’un des derniers DART pour le centre ville de Dublin
vers 21h. Cette journée était parfois plus fatigante que vous puissiez
imaginer. De longues marches contre le vent m’accablaient de fatigue.
Enfin, comment ne pas parler de la gastronomie irlandaise,
enfin le mot gastronomie est un peu prétentieux pour l’Irlande. Les pays
britanniques ne pas reconnu pour leur grande gastronomie et cela se confirme
par l’Irlande. La plupart des gens ne prennent pas le temps de manger, surtout
le midi où l’on peut croiser de nombreuses personnes avec un sandwich à la main
ou assis dans les parcs. Ce n’est pas non plus l’abondance des fast-foods comme
Mac Donald, Burger King et des sandwicheries situées à tous les coins de rue
qui viendront me contre dire.
Pour ma part, en tant que bon français j’essayais d’acheter
des produits frais : légumes, fruits, viandes mais tout cela avait un prix
exorbitant. Financièrement, je ne pouvais pas me permettre d’acheter que de la
bonne nourriture. Je m’y suis mis moi aussi au sandwich bon marché, pas toujours
consistant et très appétissant mais il fallait bien se nourrir.
En définitive cette expérience à Dublin fut très
enrichissante en tout point de vue : culturel, ouverture d’esprit,
rencontres mais les seuls points négatifs sont la nourriture et le temps trop
souvent pluvieux. Ce sont ces deux seuls points qui me font dire que j’aime
toujours
la France.
6 semaines aux Etats Unis
AMERICAN DREAM
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C’est véritablement un charter « Inseecois » qui a
envahi l’avion en ce dimanche matin. En effet, nous étions près d’une
cinquantaine à partir en direction des Etats-Unis. Pour ma part, c’est la
première fois que je vais toucher le sol américain. Je suis donc impatient de
vivre un mois et demi sur les terres de l’Oncle Sam.
Je vais ainsi vous raconter cette excellente période passée
dans l’Utah, mais aussi les différents « road trip » à Las Vegas, Los
Angeles et les divers canyons que nous avons admiré.
![]()
Cedar City est une petite ville de 25 000 habitants du
sud de l’Utah. Pour être honnête, il est difficile de se perdre dans Cedar City
caractérisé par sa rue principale où la plupart des commerces de la ville sont
réunis. Il existe aussi un centre commercial avec bien sûr le célèbre Wal-Mart.
Mais pour s’y rendre ce n’est pas gagné. En effet, les transports en commun
sont inexistants ou presque. Oui, car il existe un bus (d’une vingtaine de
places) qui pouvait nous emmener jusqu’au centre commerciale, mais les horaires
étaient rarement respectés et seulement un bus par heure passait juste à coté
de l’université.
Cedar city jouit d’un climat pour le moins surprenant. Les
premiers jours ont été très frais, pas plus de 15°Celsius l’après-midi malgré
un beau soleil. Puis, place aux grandes chaleurs, l’après midi il faisait
généralement plus de 30° avec ciel bleu et grand soleil.
Je tenais à souligner le paradoxe de ce climat car une nuit
de mi-juin nous avons eu le droit à une dizaine de centimètres de neige !!
Parlons de l’université, Southern Utah University. SUU est
une université à taille humaine comparé à des campus comme UCLA ou Berkeley, en
effet environ 3500 étudiants vivent sur le campus durant l’année. Mais SUU est
le véritable moteur économique et l’un des principaux employeurs de Cedar City,
ville qui s’est construite autour de son université.
Durant
cette summer session, mes cours se déroulaient de 8H à 9h30 puis de 13h à 15h
chaque jour. Une fois la journée de cours terminée, je profitais des
magnifiques infrastructures sportives de l’université. Nous pouvions bénéficier
d’un bassin olympique, d’une salle de fitness, de salles de basket, de court de
squash, de tennis,…
Bref tout cela gratuitement ou presque car l’abonnement à la salle de fitness
était de 25 dollars et la location de raquette d’un dollar.
Après ces moments d’efforts physiques direction le
réfectoire. Moment difficile à passer pour nous français adepte de la bonne
cuisine. Chaque jour nous avions le droit à des hamburgers-frites, ou alors à
des plats un peu bizarre avec des sauces multicolores !! Mais partir à
l’étranger c’est s’habituer aux coutumes du pays donc je goutais ces plats pas
toujours appétissant mais qui en fait n’étaient pas si mauvais que ça.
Après la fin du repas chacun rejoignait son appartement, qui
était plus que confortable. Nous avions chacun notre chambre, deux salles de
bain, un grand salon avec un coin cuisine, situé à quelques minutes de
l’université et de la rue principale.
Cedar City, ville
culturelle
Cette petite ville de l’Utah est pourtant connue dans le
pays entier. Cedar city est connu pour son « Shakespearean » Festival,
festival dédié à Shakespeare et au théâtre plus généralement qui se déroule
cette année du 23 juin au 25 octobre. Nous avons assisté aux répétions de divers pièces comme
Cyrano de Bergerac. Je n’ai pu malheureusement assister à une véritable pièce
de théâtre.
Il est important de préciser que la majeure partie des
acteurs sont des étudiants de SUU ou des amateurs de théâtre qui font vivre ce
festival de 4 mois.
En ce mois de juin à Cedar city, nous avons assisté à l’ouverture des Utah Summer Games,
qui est une sorte de jeux olympiques à l’échelle de l’Utah. Les universités de
l’Etat de l’Utah se rencontrent pendant 2 semaines dans des activités sportives.
Mais revenons plutôt à cette cérémonie d’ouverture qui se passait dans le stade
de la ville. C’était vraiment gigantesque, à l’américaine, avec bien sur le
défilé de tous les participants, puis le défilé des mascottes des universités
et enfin déploiement de la bannière étoilée de plus de 30 mètres
Après ce moment d’émotion la flamme olympique arrive
discrètement par l’arrière du stade pour faire un tour de piste et allumer
d’une manière spectaculaire la torche olympique. Feu d’artifice et concert clôturons
cette magnifique cérémonie.
Nous avons eu la chance d’assister à un véritable rodéo.
C’est l’université qui a organisé cette sortie rodéo. Le site du rodéo se
situant à 20 minutes du centre de Cedar city, un bus nous y a donc emmenés. Nous y voila ! Nous sommes tous
surpris et dépaysés. Nous sommes entourés de véritables cowboys, des dizaines
de méga vans envahissent le parking avec leurs remorques pour transporter
chevaux et taureaux. Le début du rodéo est décevant, les deux présentateurs
font des blagues de mauvais goût ; et moi je suis la pour le rodéo !!
Comme il est de coutume aux Etats-Unis (enfin ce n’est qu’une impression), le
speaker commence un discours à la pensée des soldats américains, mais aussi
remercie toutes les personnes du public qui servent ou ont servi leur pays.
Puis vient le moment de l’hymne national américain repris en cœur par tout le
public sans exception.
Maintenant, parlons véritablement du rodéo, véritable
institution aux Etats-Unis. Au début nous avions du mal à partager
l’enthousiasme des américains mais petit nous nous prenions au jeu. Le rodéo
commençait par un défilé de cowgirls qui
faisait une démonstration avec leurs chevaux. Ensuite, les cowboys montaient
des chevaux sauvages et devaient rester 8 secondes sur leurs dos afin de gagner
le maximum de points. Puis, place aux taureaux (sans doute l’activité la plus
spectaculaire du rodéo), les cowboys devaient comme sur les chevaux resté 8
secondes sur un taureau. De nombreuses activités suivront et démontreront
qu’être un vrai cowboy force le respect ; par exemple, 2 cowboys devaient
avec leurs lassos attraper un petit veau en pleine course. Certains d’entre
nous étaient choqués par la violence de ce show et d’autres comme moi
respectait cette tradition qui démontrait la dextérité des cowboys avec leurs
lassos. Le show se terminant par la venue d’énormes bisons qui semblaient
apprivoiser par les cowboys, impressionnant !!
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Enfin, en parlant de Cedar city, il était inévitable que je ne vous parle pas des Mormons. Avant de partir pour l’Utah tout le monde ne parlait que de ça. Chacun avait ses aprioris sur ces personnes. Nous imaginions ces individus comme les acteurs de « la petite maison dans la prairie » !! Des personnes habillées comme au début 19ème siècle, refusant le progrès, polygame et ayant une mentalité complètement différente de la notre. Avant de donner mes impressions, je vais vous expliquer en quelques mots en quoi consiste cette religion.
Premièrement, le nom officiel de ce mouvement est l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Deniers Jours, Mormon est en fait le nom d’un personnage central de leur livre sacré, le Livre de Mormon. Ce mouvement religieux a été créé en 1830 par Joseph Smith. Depuis le milieu du 19ème siècle, le centre religieux et administratif de l'Église est installé à Salt Lake City dans l’Utah. Un bon mormon ne boit ni alcool, ni café, ne fume pas, observe un régime alimentaire aussi sain que possible, et verse la dîme (généralement plus de 10% de son salaire) à l'Église. Concernant la polygamie, il est vrai qu’au début les Mormons pratiquaient cet usage mais depuis 1890, cette pratique a été formellement interdite. Ceux qui adoptent encore la polygamie appartiennent à des mouvements dissidents hors la loi. De plus, au quotidien les Mormons ne portent pas de vêtements particuliers et sont habillés comme vous et moi.
Ainsi, de ce que j ai observé, les Mormons sont des gens vraiment accueillants et très serviables, ils n’hésitent pas à parler avec vous. Il est vrai qu’ils ont un mode de vie différent des autres jeunes. En effet, il n’est pas surprenant que les jeunes de 20 ans soient mariés et ont déjà un enfant. C’est la principale différence que j’ai pu noter entre un mormon d’une vingtaine d’années et nous. Nous avons tout de même croisés des Mormons et mormones habillés en tenue du 19ème siècle promenant leurs enfants, mais ce n’est qu’une petite minorité, et il ne faut en aucun cas en faire une généralité. Je retiendrai plus leur gentillesse, souvent dans la rue lorsque nous croisions une personne elle nous disait bonjour ; cela change des grandes villes ou les gens ne se regardent même pas et donnent des coups d’épaules quand les rues sont bondées.
Faire du shopping à Cedar City
Comme je vous l’ai dit précédemment, Cedar City a une rue
principale où se situe la plupart des commerces de la ville. Nous faisions
régulièrement nos courses dans les supermarchés tel que « Lynn’s »,
« Smith’s ». Nous y allions généralement une fois par semaine afin d’y
« remplir le frigo ». Je vous avouerai qu’il était difficile de faire
un choix parmi tous les produits proposés peu me réjouissaient. Le rayon des
plats surgelés m’étonnaient toujours, en France les boites des produits
surgelés nous donnent envie de manger. Mais, aux Etats-Unis, il n’en est rien,
cela me coupait la faim plus qu’autre chose. Sur la boite, on pouvait
apercevoir une viande et ses légumes avec une sauce fluo !! Mon goût pour
la « bonne bouffe » n’était pas satisfait, mais nous achetions des
produits de base comme des pâtes, des légumes, des steaks achées, du lait, …
Cependant, le weekend nous avions généralement loué une
voiture et nous pouvions aller au Wal-Mart. Quelle expédition !! Nous y
restions au moins 2 heures à chaque fois. Nous trouvions de nouveaux espaces,
linéaires à découvrir. Le rayon textile était gigantesque, et pour quelques
dollars nous repartions avec des tee-shirts, polos, lunettes de soleil ou une
paire de chaussures. Je trouvais davantage de nourriture à mon goût car le
choix était plus étendu. Nous ramenions toujours un bon fromage, une bonne
viande pour nous faire un bon repas le dimanche. Nous sommes français et nous
le resterons pour toujours !!
Enfin, je voulais vous faire part d’un magasin qui m’a
choqué, pourtant commun aux Etats-Unis
et plus particulièrement dans l’Utah. C’est un magasin de sports et loisirs que
nous pourrions comparer à un Décathlon en France. Nous sommes rentrés dans ce
magasin afin d’y acheter une paire de chaussures de sport et un ballon de
football. Nous visitons ce magasin comme des touristes, nous trouvons bien-sur
les articles que nous sommes venus acheter. Mais, au fond du magasin, un
linéaire géant est composé de toutes sortes d’armes à feu, fusils, revolvers.
J’ai été choqué par le faite que ces armes sont à portée de main et que les
enfants ont accès à cela, du moins ils les voient. Il n’est pas choquant que le
père vienne avec ses enfants choisir sa nouvelle arme, ou y vient acheter des
cartouches.
Ce qui me choque ici est commun aux Etats-Unis, notre
professeur d’anglais nous a même avoué qu’il possédait ce type d’arme chez lui.
Nous avons donc sauté sur l’occasion pour lui demander pourquoi il en possédait
une. En effet, étant habitant de Cedar city, ville paisible de l’Utah sans
violence apparente. Il nous avouera que c’était une passion pour lui, il
chassait et pratiquait le tir sportif.
Les weekends :
à nous les USA
Nous avons rapidement compris que nos weekends ne se
dérouleraient pas à Cedar city. Ainsi, dès le jeudi nous réfléchissions à
quelles villes ou quels sites touristiques pourrions-nous visiter. La première
chose à faire était de louer une voiture. Louer une voiture était une tâche
facile. Il suffisait juste d’avoir plus de 21 ans, son permis français, le
permis international n’était même pas nécessaire. Nous louions généralement
notre véhicule chez Avis.
Notre première destination a été le Zion National Park. Dès
le samedi matin nous partons direction Zion Park, pour ses falaises, ses
couleurs éblouissantes : beige, rose, orange, rouge et sa rivière.
Ainsi, une fois arrivé à Zion Park en début d’après midi
après environ 3 heures de route, il a fallut payer un droit d’entrer dans
ce Park National, le prix : 30$, à 7 dans la voiture le prix est raisonnable. Mais je tenais à
souligner tout de même que les américains font du business avec la richesse de
leurs parcs nationaux.
Cette visite sera très sportive pour une première sortie.
Nous crapahutions à travers les rochers, nous montions le plus haut possible
afin d’avoir le plus beau point de vue possible. Puis, sous cette chaleur
intense, nous décidions de nous rafraîchir dans la rivière. Quel moment de
plaisir partager entre amis. Lorsque le soleil tomba, nous décidions de rentrer
à Cedar city après une journée magnifique et fatigante.
Le dimanche: direction Red Canyon, Bryce Canyon. Sur la
route de Bryce Canyon nous avions décidé de faire une halte pour les
magnifiques couleurs de Red Canyons. Le rouge flamboyant qui recouvre ces
rochers est magnifique et nous avons eu raison de nous arrêter quelques
minutes. Mais l’attraction principale de notre dimanche était Bryce Canyon.
Comme pour Zion Park, la règle avant d’admirer les magnifiques points de vue
est de payer un droit d’entrée. Le premier point de vue a été le plus
impressionnant, nous y avons passé près de 2 heures !! Je ne me lassais
pas de ce paysage grandiose, des canyons à perte de vue avec des couleurs
rouge, beige, blanche. Au fur et à mesure de l’après midi nous changions de
point de vue, certes magnifiques mais pas aussi majestueux que ce premier point
de vue.
Sur le chemin du retour nous avons fais une pause au Lac Navarro
pour y admirer le lac et cascades d’eau.
Sur ce lac, moins connu que le Lac Powell, nous avons rencontré des étudiants
américains avec qui nous avons pu échanger nos points de vue en parlant de
tout, sport politique, culture. Ce fût un moment très enrichissant pour moi.
Puis lorsque la nuit tomba nous étions décidés à trouver ces cascades d’eau.
Après quelques minutes en voiture, où notre voiture emprunta un chemin boueux nous arrivons aux cascades.
Mais, nous ne voyons rien mis à part un magnifique point de vue sur une forêt
de sapin. Notre bande d’amis était décidé à voir ces cascades d’eau que nous
espérons spectaculaires. C’est après plus de 30 min de marche à travers les
rochers que nous trouvons (enfin) une cascade d’eau, pas vraiment
spectaculaire, mais nous étions tellement heureux d’admirer ce spectacle tous
les 7, entre amis.
Le weekend suivant, nous louons encore la même voiture car
nous sommes toujours 7, et la société de location ne possède pas beaucoup de
monospaces. Cette fois-ci direction Las Vegas pour la journée. Notre première
volonté n’est pas de profiter des casinos et des hôtels majestueux. Notre but
premier est de profiter des « premiums outlets », c'est-à-dire des
magasins d’usine des grandes marques. Nous avons donc profité de notre pouvoir
d’achat (1 € valant 1,6$) mais surtout des prix plus qu’attractifs
de ces magasins. Bilan de fin de journée sous un soleil de plomb : des
magasins dévalisés par cette bande de français !! Toutes les marques qui
sont si cher en France se retrouvent dans nos achats, Ralph Lauren, Tommy
Hilifiger, Guess et j’en passe. La journée a été éprouvante mais c’est surtout
le portefeuille qui a souffert…
Le soir, nous profitons de faire tout de même un tour dans
le centre ville pour manger et surtout pour admirer les somptueux hôtels et
casinos. Nous sommes tous comme des enfants dans la voiture, moi le premier. Je
vois pour la première fois Le Paris avec sa réplique de la
Tour Eiffel
Je ne m’attarde pas trop pour le moment sur Las Vegas car
j’y reviendrai dans quelques semaines et je vous raconterai ces folles soirées
passées.
Deux semaines plus tard, la sortie au Grand Canyon est
organisée par l’Université. C’est un dimanche à 6 heures du matin que nous
partons de Cedar city pour le mythique Grand Canyon. Après plus de 4 heures de
route dans un « school bus » jaune sans climatisation nous y
arrivons !! Place au majestueux et mythique Grand Canyon que nous avons
tous vu en photo ou à la télévision. Mais aujourd’hui place à la réalité. Je ne
suis pas déçu, j’en ai pris pleins les yeux pendant toute une après midi. Les
canyons à perte de vue sont gravés à tout jamais dans ma mémoire, c’est tout
simplement magnifique !! Il n’ ya pas de mots pour décrire, il faut
vraiment le voir pour le croire. Les différents points de vue où nous nous
sommes arrêtés étaient tous spectaculaires.
Pour la visite de ces Canyons, j aurai quelques conseils à
vous donner. Surtout n’oublier pas vos bouteilles d’eau, indispensable pour
survivre dans ces chaleurs, ne pas oublier un peu de cash pour payer l’entrée
des Parcs Nationaux et Canyons mais surtout emporter votre appareil photos avec
une batterie chargé à son maximum !
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Le weekend qui suivra a été décidé à la dernière minute,
pourtant cela été le plus dense. Cette fois-ci direction Los Angeles. Pour ce
weekend nous ne sommes plus que quatre. Le shopping de Las Vegas a fait un trou
dans le budget des mes autres compagnons de route.
Nous partons dès le vendredi matin pour profiter au maximum
de LA. Environ 7 heures de route nous attendent, le voyage sera long mais une
chose est sure, nous ne nous ennuierons pas. Ce trajet sera mémorable, avec la
traversée de la vallée de la mort, heureusement que la climatisation fonctionne
à merveille car dehors il fait près de 50° !! Enfin, nous arrivons à Los
Angeles, l’arrivée dans cette métropole est mouvementée. Une route à six voies
nous accueille, difficile de n’être que le simple copilote, car le danger vient
de partout.
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Bref, armé de notre carte de LA, nous allons directement
vers les beaux quartiers. Nous visitons Bel Air, Beverly Hills, Rodeo
Drive, tout cela est magnifique car nous
voyons en réalité ce que nous voyons dans les séries TV. Nous nous arrêterons
plus longuement à Hollywood Boulevard avec sa magnifique avenue étoilée. J’ai
dit magnifique, mais que de déception !! C’est en fait une simple avenue
recouvert d’étoiles dédiés aux stars, chanteurs, chanteuses, acteurs ou autres
artistes. J’imaginais cette avenue plus féérique mais il en est rien du tout,
l’avenue est recouverte de déchets. Puis nous cherchons avec insistance le
célèbre panneau Hollywood perché sur la colline. Nous l’apercevons au loin mais
il est déjà trop tard, la nuit tombe et nous devons rejoindre nos amis qui sont
à l’Université de UCLA.
Ainsi, dans la soirée nous retrouvons nos amis de l’Inseec
basés à UCLA. Nous passerons une bonne soirée entre amis Inseecois.
Le samedi matin, ce sont les Universal Studio que nous
verrons. Nous réaliserons presque toutes les attractions comme Jurassic Park,
les Simpson, la Momie. Nous
Pour clôturer ce weekend, le dimanche sera consacré à la
visite de la côte de Los Angeles. Nous avons parcouru Malibu Beach, Santa
Monica et Venice Beach. Nous terminerons ce weekend inoubliable par le célèbre
panneau Hollywood. C’était un endroit incontournable de ce périple.
Nous arriverons très tard dans la nuit à Cedar city.
Mais l’aventure continue !!
En ce lundi 30 juin, directement après les cours nous
partons pour Salt Lake City pour y voir un concert de Snoop Dogg !!
Cette fois-ci nous avions tenté d’organiser cet énième
périple. Mais décidément le système américain nous réserve des surprises. Après
avoir réservé nos places de concert sur Internet, la transaction sera annulée
quelques jours après. Nous apprendrons qu’il est impossible d’effectuer des
transactions avec une carte de crédit européenne sur un site Internet
américain. Le monospace de huit places est déjà loué, nous décidons tout de
même de partie pour Salt Lake City sans places. Nous sommes tous excités à voir
ce concert mais nous sommes aussi inquiets de ne pas pouvoir y assisté. Mais le
suspens tourne court, nous nous précipitons au niveau des guichets et il reste
des billets à vendre. Ouf de soulagement !!
Ce concert sera tous simplement inoubliable, j’ai vu Snoop
Dogg, star du Hip Hop aux USA !! Je ne suis pas un fan de Hip Hop mais
c’était peut être la seule occasion de ma vie de voir cet icône du rap US.
Le concert sera un show à l’américaine avec une grande scène
et des décors surprenants.
Fin d’une Summer
Session…
…mais le début
d’une semaine inoubliable
Nous sommes le 2 juillet, c’est la fin de l’Université où
j’ai pu apprendre de nouveaux concepts et compris une partie de la mentalité du
« business américain ».
Maintenant place à Las Vegas ! L’Université SUU, nous a
réservé deux nuits dans un hôtel qui sera le Harrah's, juste à coté du Caesar
Palace et du Venetian.
Ces deux nuits seront magiques mais ces deux jours ne seront
pas de tout repos.
L’après-midi était consacrée à bon un moment dans la piscine
de notre hôtel à profiter de la maigre fraîcheur de l’eau sous les 40 degrés.
Puis nous visitions les hôtels les plus spectaculaires comme le New York New
York où nous avons pu pratiquer un Grand Huit entre les buildings. Sensations
et frayeurs garanties !!
Le soir nous marchions encore et toujours dans les rues
illuminées de Las Vegas véritable calque des plus belles villes du monde.
Nous nous attarderons longuement dans le Petit Paris et le
Venetian, véritable recomposition avec son canal à l’intérieure de l’hôtel.
Les nuits seront interminables, toujours sous la chaleur accablante de cette ville plantée au milieu du désert. En effet, il faut savoir que Las Vegas est une citée perdue au milieu du désert du Nevada.
Je me suis souvent posé la question, comment autant d’énergie, telle que l’eau ou l’électricité, peut être fournie en si grande quantité ?
Ces 2 jours ont été pour moi suffisant pour voir la majorité de la ville. La chaleur accablante, les casinos illuminés, ainsi que les panneaux publicitaires promouvant le jeu, le sexe deviennent à la fin insupportable.
C’est
la fin de ces deux jours de folie sans à peine dormir, place désormais pour 3
jours à New York City.
La « Big Apple », véritable carrefour des cultures,
des hommes mais surtout la plus grande place financière mondiale.
Pendant ces 3 jours nous visiterons L’Empire State Building,
la Statue la Liberté
Mon bilan de ces 3 jours à New York est mitigé, je
m’explique.
Cette ville m’a donné le tournis, ces grands buildings qui
composent l’île de Manhattan me donne le vertige, je me sens oppressé par cet
immensité. La chaleur humide, la pollution deviennent insupportables.
Je garderai en mémoire la diversité humaine qu’il existe,
tous ces langages que l’on pouvait entendre dans le métro.
Voila, je viens de vous raconter mes six semaines aux
Etats-Unis.
Quelques conseils si vous partez aussi aux USA :
- De
bons pieds pour marcher
- Une
crème solaire et une casquette pour survivre dans les canyons
- Un
appareil photo avec une batterie longue durée et une plusieurs cartes mémoire.
- Mais
surtout, une bonne ouverture d’esprit
Damien Besnard
Le foot, toute une histoire
Passionné de sports et de football plus particulièrement que je pratique depuis l'âge de 8 ans. Je dis que je le pratique, mais à vrai dire depuis un an je ne joue plus vraiment. Ces 2 dernières années j'étais membre de l'équipe de foot de l'Inseec, mais cette année je ne prend plus le temps d'aller m'entraîner et donc de jouer.
Cependant les 2 premières années j'étais plus assidu: entraînement le lundi soir et mach le jeudi après midi.
L'équipe de foot de l'Inseec en 2007:
C'est un véritable manque car avant de venir a bordeaux je faisais parti du club de loudeac, le losc, club amateur de niveau régional. J'ai toujours été fidèle au club de ma ville d'origine, car la plupart de mes amis y jouent et c'est un véritable plaisir de jouer avec ses amis.
Foot et business
Le royaume du foot-business
par Claire Sanjuan, mis à jour le 28/10/2003 - publié le 30/10/2003
Des milliardaires russes, arabes ou américains s'offrent au prix fort les meilleurs clubs ou joueurs. Outre-Manche, ce sport est, plus qu'ailleurs, une bonne affaire
Depuis son arrivée au club de Chelsea, en juillet dernier, le milliardaire russe Roman Abramovitch, magnat du pétrole, 49e fortune mondiale, bouscule le football anglais en débauchant à tour de bras dirigeants et joueurs chez les concurrents. A 37 ans, il est aujourd'hui en passe de prendre place parmi les grands du «foot-business» britannique. Après avoir séduit le joueur argentin Juan Sebastian Veron, il s'est offert au début de septembre l'homme fort de Manchester United: son directeur général, Peter Kenyon. Objectif: élever Chelsea au rang de l'équipe championne d'Angleterre. 350 millions d'euros plus tard, les dettes du club entièrement effacées et 10 nouveaux joueurs recrutés, Chelsea gagne sur le terrain et se fait un nom: «Chelski». Reste maintenant à développer le merchandising sur les marchés émergents, en Russie surtout, en Asie et aux Etats-Unis.
De son côté, Manchester United (MU), le plus grand club de football au monde, doit assurer ses arrières. MU est la référence en matière de foot-business. Avec ses 50,5 millions d'euros de bénéfice l'an passé, en hausse de 48% par rapport à l'exercice précédent, pour un chiffre d'affaires de 228 millions d'euros, il est devenu le chouchou des grandes marques de sport: il a passé un accord pharaonique de treize ans avec l'équipementier Nike, pour 473 millions d'euros, et un autre avec l'opérateur de téléphonie mobile Vodafone, son «partenaire maillot». «Manchester est devenu une marque de luxe, un peu comme Gucci, qui fabrique de l'argent grâce à son nom, affirme Stan Lock, analyste financier chez Brewin Dolphin Securities, maison de courtage de la City. S'il y a un club à acheter aujourd'hui, c'est bien celui-là! Tous les autres ont du mal à s'en sortir. Les salaires mirobolants des joueurs plombent les finances des clubs anglais.» David Beckham, capitaine de Manchester, touchait 140 000 euros par semaine avant son départ pour le Real Madrid, Thierry Henry émarge à 93 000 euros par semaine à Arsenal et Patrick Vieira, capitaine du même Arsenal, à plus de 100 000 euros. Du coup, le club le plus riche du monde semble sous la menace d'une OPA de façon quasi permanente. Ainsi, depuis octobre, son capital a subi d'importantes modifications, suscitant des rumeurs d'offres de reprise. Selon la presse britannique et des informations parties de la City, plusieurs milliardaires s'agitent et spéculent, poussant l'action du club au plus haut depuis deux ans et demi.
S'offrir le joujou de leurs rêves
L'Australien Rupert Murdoch, propriétaire notamment des chaînes de télévision par satellite BSkyB, à défaut de ne pas avoir pu se payer Manchester United en intégralité, a vendu ses parts à JP McManus et John Magnier, deux hommes d'affaires irlandais adeptes des écuries de chevaux de course, qui possèdent désormais à eux deux plus de 23% du capital. Au même moment, le milliardaire américain Malcolm Glazer, magnat du sport, a triplé sa part dans le club, la portant à 10%.
Acquérir le club le mieux géré du monde en fait rêver plus d'un, mais ceux qui pourraient se le permettre sont moins nombreux. Le premier est un Russe, au moins aussi riche que Roman Abramovitch; le deuxième, un milliardaire du Moyen-Orient; le troisième, un Européen - le Néerlandais John de Mol, cofondateur de la société de production Endemol, qui a inventé l'émission Big Brother, alias Loft Story en France. Déjà actionnaire de Manchester à hauteur de 3,5%, il a augmenté sa participation tout récemment à 4,11%. Le quatrième serait un milliardaire américain, Philip Anschutz, qui s'apprêterait à lancer une offre de 715 millions d'euros.
Il rejoindrait alors le club très fermé des milliardaires fans de foot qui ont déjà cassé leur tirelire pour s'offrir le joujou de leurs rêves, tels l'Egyptien Mohamed al-Fayed, à la tête du magasin Harrods et propriétaire du FC Fulham depuis 1997, et Danny Fiszman. Ce dernier a pu, grâce au négoce des diamants, racheter Arsenal en 2000, tandis que Milan Mandaric, roi de l'électronique aux Etats-Unis, s'est successivement offert le club français de Nice, en 1998, puis Portsmouth. Quant à Richard Murray, producteur en Grande-Bretagne de l'émission Qui veut gagner des millions?, il a injecté la bagatelle de 8 millions d'euros dans le club de Charlton. «Ces Pères Noël du foot s'offrent au prix fort le cadeau de leurs rêves, celui de leur passion», conclut Stan Lock.



